En 2017, j’ai décidé d’adopter le statut de micro-entrepreneur pour faire vivre ma passion de la photo. Pourquoi ce choix ? Quelles sont les démarches ? Je vous en parle ici !

Pourquoi choisir un statut réglementé pour exercer sa passion ?

Après tout, une prestation peut être payer de main à main, de la vente de photo aussi…rien n’oblige à première vue un photographe qui démarre à créer une entreprise pour travailler.

Ma vision était différente. Déjà, j’ai l’envie d’entreprendre depuis longtemps. L’envie de créer quelque chose, de valoriser un savoir-faire, un « artisanat ». Je suis ingénieur de métier, alors peut être que j’avais envie de faire quelque chose avec mes mains. L’idée de créer, faire grandir et vivre « mon » entreprise, est donc à la base de tout ce qui va suivre.

Ensuite, une partie de ce qui m’intéresse dans la photographie et que je souhaite développer, c’est la photo de produit, le packshot créatif. Pour s’adresser à des professionnels de manière crédible, le statut d’entreprise (même individuelle) est important : c’est la possibilité de facturer ses prestations.

Enfin, le statut d’entreprise permet d’assurer les clients particuliers d’un certain sérieux. Sur chaque prestation, j’engage la réputation de mon entreprise, et les clients dispose d’un contrat et de conditions générales de vente encadrant les prestations.

Résumons donc : envie d’entreprendre, indispensable pour travailler avec des professionnels, envie de montrer une image sérieuse aux clients. 

Ok, j’ai compris, ça me tente bien. Je fais comment ?

C’est assez facile. Je dis « assez » facile, car en me lançant je pensais que c’était facile, et en fait il y a quelques choses à savoir. Voici les étapes que j’ai suivies. Dans l’ordre.

Tout peut se faire en ligne. J’ai choisi de passer par le site cfe-metier, qui permet de ne faire qu’une déclaration et se charge de la transmettre ensuite aux organismes concernés (INSEE, Répertoire des Métiers, Registre du Commerce et des sociétés, services fiscaux, caisse maladie, caisse retraite, URSSAF, Chambre de Commerce).

J’aime la simplicité 🙂

Après avoir créer son compte, cliqué sur déclarer mon activité, on rempli donc le formulaire proposé.

Les particularités du régime du photographe

Je vous invite à consulter cette page synthétique, sur les particularités du régime de micro-entreprise pour le photographe.

On en retiens : le code d’activité, première chose à renseigner dans le formulaire 😉 Code 74.20Z Activités Photographiques

On fourni directement en ligne les pièces justificatives demandées, et c’est presque terminé.

Le Stage de Préparation à l’installation

Le stage de préparation à l’installation est obligatoire, y compris pour les micro-entrepreneurs. Des cas de dispense existe, mais les choses ont changé récemment et les informations que l’on peut trouver sur Internet ne sont pas toujours actualisées. Les cas de dispense sont regroupées ici (rubrique SPI). Mon conseil : un coup de fil à votre CMA et vous serez fixé. Dans mon cas, mon diplôme d’école d’ingénieur m’a permis d’être dispensé de ce stage.

Et puis après ?

Environ deux semaines après avoir validé ma déclaration j’ai reçu par courrier mon numéro de SIREN. Moment de fierté, immédiatement remplacé par un moment d’angoisse en découvrant les autres lettres : Impôts, attestation d’affiliation au RSI (où la caisse que vous aurez choisi), attestation d’affiliation à un caisse de retraite…whaaaat now ? On prend un moment au calme pour décortiquer tout ça (« mais pourquoi je reçois ça ? »). C’est principalement informatif.

Voilà !

Voilà, je conclue cet article ici, sur la réception de mon numéro de SIREN, car c’est là que j’en suis aujourd’hui.

Je continuerai à alimenter cette catégorie « Entrepreneuriat » en partageant mon expérience d’auto-entrepreneur.

En attendant, je vais faire des photos.